Le manque de financement menace les services essentiels destinés aux femmes en situation d’itinérance à Montréal

Montréal, le 26 mars 2026 – Après avoir examiné les résultats obtenus par nos membres dans le cadre de l’appel à projets « Vers un Chez Soi », le Partenariat pour la prévention et la lutte à l’itinérance des femmes (PPLIF) déplore que, malgré le fait que les refuges pour femmes de Montréal continuent d’offrir un éventail complet de services visant à prévenir, traiter et régler le problème de l’itinérance, le financement et la coordination insuffisants du gouvernement entraînent des conditions difficiles à vivre.

Ce sont les organismes ayant développé des gammes de services à l’extérieur de leurs refuges, afin de prévenir l’itinérance et de favoriser la stabilité résidentielle, qui sont les plus touchés par la réorientation et la réduction des fonds. À elles deux, Logifem et Passages ont perdu plus de 350 000 $ de financement pour des programmes. Cela inclut le salaire de quatre intervenantes de première ligne dédiées à des services essentiels et rentables contribuant à réduire le besoin de places en refuge. Sally Richmond, directrice générale de Logifem, a exprimé son point de vue sur ces réductions budgétaires :

« En seulement un an, nous avons pu venir en aide à 150 femmes et près de 100 enfants grâce à nos programmes de prévention, d’accompagnement post-hébergement et de soutien au logement. Si seulement quelques-unes de ces femmes et de leurs enfants devaient perdre leur logement à cause de ces coupures, les coûts humains et financiers seraient nettement plus élevés que les économies réalisées. »

Le fait que les décisions de financement aient été communiquées moins d’un mois avant le début de l’exercice financier signifie que les groupes ont dû se démener pour réorganiser leurs services et gérer les licenciements.

En plus des réductions dans les prestations externes et du financement insuffisant pour les places dans les refuges de transition, les organismes ont dû recourir à des fonds privés pour maintenir des places essentielles en hébergement. C’est le cas de l’organisme Le Chaînon, dont 21 places d’hébergement d’urgence ne sont pas financées. Les organisations féminines qui ont obtenu un financement pour de nouvelles places peuvent parfois faire face à une perte importante. Par exemple, le nouveau refuge des Maisons de l’Ancre, actuellement en construction, devrait ouvrir en janvier 2027 avec seulement 12 des 24 chambres prévues disponibles.

La conclusion est claire : l’itinérance chez les femmes reste sous-estimée et sous-financée. À Montréal, il existe des organisations dotées de décennies d’expertise qui ont développé des solutions concrètes pour lutter contre l’itinérance chez les femmes et qui sont prêtes à faire partie de la solution. Cependant, ces efforts vitaux ne peuvent aboutir sans un financement stable, adéquat et à long terme. Nous encourageons vivement les gouvernements municipaux, provinciaux et fédéraux à tenir compte des besoins des femmes et des enfants sans abri dans toutes leurs décisions budgétaires.

Contact média : Sally Richmond, Directrice générale de Logifem 
sally@logifem.org
514-510-7772 ext. 305

Les membres du PPLIF sont : 

Auberge Madeleine https://www.aubergemadeleine.org/ 

Le Chaînon https://lechainon.org/ 

Chez Doris https://chezdoris.org/ 

Logifem https://logifem.org/ 

Maison Marguerite https://maisonmarguerite.com/ 

Maisons de l’ancre https://www.lesmaisonsdelancre.org/ 

Passages https://passagesmtl.org/ 

Réseau Habitation Femmes https://www.reseauhabitationfemmes.org/ 

Rue des femmes https://laruedesfemmes.org/ 

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